Pourquoi l’ENSAS ?
Il y a 21 écoles nationales supérieures d’architecture en France. Toutes délivrent le même diplôme d’État. Toutes sont sous co-tutelle du ministère de la Culture et du ministère de l’Enseignement supérieur. Toutes forment des architectes.
Alors pourquoi l’ENSAS ?
Parce que Strasbourg n’est pas une ville comme les autres pour un architecte.
L’histoire de Strasbourg a produit une architecture exceptionnellement hybride ; le quartier impérial du Neustadt, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, en est la démonstration la plus visible. Étudier l’architecture ici, c’est étudier dans un laboratoire vivant où deux cultures de la ville, deux traditions constructives, deux façons de penser l’espace coexistent depuis des siècles.
Ce n’est pas un décor. C’est un enseignement en soi.
Parce que nous sommes la seule école en France à proposer deux doubles diplômes franco-allemands.
L’ENSAS est la seule école d’architecture française à former des professionnels en double diplôme avec le Karlsruhe Institut für Technologie et la Technische Universität Dresden, labélisés par l’Université Franco-Allemande.
Ce n’est pas un programme d’échange. C’est une formation complète, menée dans deux pays, dans deux langues, dans deux cultures professionnelles de l’architecture. Ses diplômés travaillent des deux côtés du Rhin et au-delà.
Parce qu’ici, on apprend avec des gens qui savent d’où vient l’architecture et où elle va.
Les deux laboratoires de recherche de l’ENSAS travaillent sur des terrains complémentaires. L’AMUP, en partenariat avec l’INSA de Strasbourg, explore les relations entre architecture, morphologie urbaine et projet contemporain (rénovation énergétique, résilience des territoires, nouvelles formes d’habiter). L’ARCHE, unité mixte avec l’Université de Strasbourg, développe une histoire critique de l’architecture et de la ville européenne : comprendre comment les écoles ont formé les architectes, comment les villes ont été pensées et construites, comment le patrimoine se transforme.
Ces deux regards, l’un tourné vers les défis du présent, l’autre vers la profondeur historique, coexistent dans les mêmes couloirs, les mêmes séminaires, les mêmes jurys. C’est une richesse pour notre pédagogie.